des bouts de Marionette

J'écris sur vous, sur eux, sur moi, prends du plaisir, des photos, des notes, des couleurs, des lumières, des ombres... et des mots.

24 février 2008

PARIS de Klapisch

Les gosses comprennent rien. Ils sentent.
Les pré-ados commencent à comprendre. Ils sont drôles.
Les ados comprennent mieux. Ils sont tristes.
Les jeunes adultes comprennent. Ils sont insouciants.
Les adultes comprennent trop. Ils sont graves.
Les vieux ont compris. Ils sont joueurs.
Les mourants COMPRENNENT. Ils sont lucides.
Ils sont beaux.

PARIS

la ville des amoureux, oh que oui, tellement...
la vaste capitale, cité des hommes pressés
On s'engueule se bouscule s'heurte et s'aime
c'est le lieu du TOUS, de l'ensemble et du pêle-mêle
ça s'entrecroise ça se cohute et se téléscope ça se hume ça se vibre et ça se couche

PARIS

Des lumières dans tous les quartiers toutes les rues tous les appartements tous les foyers tous les coeurs
Les livres donnent leur savoir, les théâtre livrent leurs passions les taxis donnent leur patience les putains donnent du plaisir
Débauche déchéance luxe volupté art drogue fun et rock'n'roll

La beauté de la capitale dans toute sa splendeur.
Une caméra sensible, douce, mélodieuse
Une histoire émouvante, fantasque, superbe
Des gens amoureux de leur amour, de leur vie, de leur mort
Un regard
Un souffle
Un film.
Allez voir PARIS.
J'en suis encore toute bouleversifiée...

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07 février 2008

Barbie me revient

    De ma courte période de jeunesse de love envers Barbie, je n'ai gardé que le traumatisme des couleurs rose et fushia. Je n'ai plus rien à voir avec Barbie, et c'est tant mieux, je m'en porte très bien. Mais voilà-t'y pas que c'est elle qui me revient en pleine face !

    Evidemment, la mode des anti-blondes progressant, et ma quelle ne fut pas ma terreur quand je vis que d'ici le mois de juin, je me lèverai désormais tous les lundi matin pour Barbie-Bis (nous dirons désormais BB).
    BB est la personne qui m'infligera - avec deux autres amies, qu'elles sont braves ! - une heure trente de langue british par semaine. Elle a tout : le format mannequin, les yeux de vache normande, les mouvements de bouche vulgaires, les ongles parfaits, le ton hautain, la blondeur aléatoire, les sourcils en accent circonflexes arrondis, les fringues moulantes...

    Avec mes deux amies, nous voilà # après un léger retard de quelques minutes... malgré un réveil qui a sonné à 6h30 # assises dans la classe en compagnie de quelques têtes familières. Ca déconne pas. Soit c'est son premier cours et elle est supra stressée, soit elle est simplement chiante. On prie pour la première solution.

    Après quelques remarques désobligeantes à l'égard des absents, la voilà qui entame son cours en anglais, précisant toutefois que, bien sur, si l'on ne comprend pas un mot, n'hésitons pas, elle nous l'expliquera, elle ne mange personne # ça, permettez-moi d'en douter... #. Parfait.
    Nous étudions Pinter. Très bien, il y a beaucoup à dire. Elle fait un rapprochement avec Beckett. Boooon, oui, pourquoi pas. Mais, pour quelqu'un qui aime Beckett autant que moi, entendre ce qu'elle en dit... c'était moyen. Disons que c'était de l'ordre d'un exposé d'un étudiant de première année en théâtre. Et encore. Elle nous explique (mal en plus) ce qu'est le théâtre de l'absurde. Nous savions déjà ce que c'était, bien entendu. Un rappel ne fait jamais de mal certes. Mais ça dépend du rappel.
Je comprends tout ce qu'elle dit. Sauf quelques mots, par-ci par-là, que je n'ai jamais entendu de ma vie. Bon, je prends mon ignorance en patience un petit moment. Mais quand je m'aperçois que ces mêmes mots que je ne comprends pas sont essentiels, je l'arrête une première fois devant l'impossibilité de deviner quoi que ce soit de ce mot (étymologie ? Quelle est la première lettre de ce truc ? Un ou deux mots ?...). Mais elle rétorque sèchement "pleaaaase, it's on the glossary !" # c'est-à-dire dans le lexique de 10 pages qu'elle nous a distribué en début de cours # et continue son exposé.
    Je me retourne vers ma pote, l'air atterrée mais sans dire un mot. Enfin dans un premier temps. Parce que bon, ma patience à l'égard des casse-cou*lles n'est que très limitée.
    Je commence donc à lui raconter le mariage de mon cousin à voix extra-basse, et là, j'entends un bruit fort et absolument incongru, du genre "PPPSSSSSUUUIITTTPSSSUIIT". Interloquée, je me retourne à la recherche de l'origine du bruit.
    Quelle ne fût pas ma surprise quand je m'aperçut que c'était BB qui avait fait ça avec sa bouche pour nous faire taire... Un regard éloquent échangé avec ma voisine se fait interrompre par BB qui ajoute "S'il y a bien UNE chose qui m'insupporte, c'est bien les pipelettes !"

    Je crois que c'est la première fois de ma vie que je me suis fait traiter de pipelette. Sérieusement. J'ai tout eu : chiante, désintéressée, bavarde, indisciplinée, je m'en foutiste, capricieuse, entêtée, bornée, insolente... mais pipelette, il a fallu attendre 20 longues années. Et je ne suis pas sure que ce soit la personne la plus censée qui ait franchi le malheureux pas.


# Si quelqu'un se trouve mécontent de ce billet, qu'il remarque bien que je n'ai rien cité ni personne, et que pour cette raison-là, je ne le retirerai de son état "en ligne" sous aucun prétexte. Mon adresse mail est disponible pour toute réclamation. #

Posté par gastonette à 15:44 - Bafouilles plus ou moins savantes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2008

Au loin

Ils sont beaux. N'ont de l'espoir bu aucune goutte, mais le transpirent.
Ces enfants du bonheur consument chaque jour le sang que leur mère ont versé pour eux.
Quand la parole les porte, leur visage ardant se tournant vers la foi embrase les feuilles mortes, qui s'envolent, tournoyant, jusqu'à se fondre dans la mer.
Leur indulgence à l'égard des lâches n'a d'égal que l'ignorance de ces derniers.
Ils ne rêvent que lorsque la tempête courbe leur échine.
Et, lorsque, épuisés par le jour, ils laissent leur corps rompu s'évaporer, la nuit universelle les enlace...

Qu'il est salvateur pour les faibles d'avoir le maigre pouvoir de rêver à un monde meilleur.

Posté par gastonette à 23:15 - Epanchements en tous genres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 janvier 2008

Ailleurs

    Parfois, l'envie d'aller vous pendre paraît vraiment simple, et douce, et facile, limite agréable, par rapport à cette journée de merde où vous n'avez rencontré que des abrutis prétentieux, fait que de la merde # à votre partiel notamment #, entendu qu'un seul et énorme monceau d'imbécilités et d'horreurs. Vous n'en êtes qu'à la moitié du jour, et pourtant Mr Désespoir est là.
    Vous arrivez devant votre école de théâtre crevé(e), le moral dans les chaussettes, le teint blême, le coeur palpitant à peine. Bref vous êtes à l'article de la mort. Avec au programme 3 heures de danse et 4 heures de théâtre. Et là, vous levez les yeux de votre baguette et de vos tranches de jambon fraîchement achetées pour constater que l'école est fermée. Bien sûr, vous n'avez pas la clé. Pic-nique dehors dans le froid, le cul sur le trottoir, comme c'est chouette tout ça... Quelqu'un arrive une heure trente plus tard avec la clé. Sauvé(e). Enfin pas tout à fait (c'était sans compter sur ce pour quoi vous êtes là, à savoir 3 heures de danse et 4 de théâtre).
    Vous avez peur de ne pas tenir, et une furieuse envie d'aller vous pieuter devant Nikokos Aliagagas en vous gavant de Chocapiiics. Mais non. Aujourd'hui, vous êtes Djèm's Bonde, vous allez résister. Et prouver que vous existez.

    Les 3 heures de danse vous enlèvent toute idée de la tête, vous ne pensez qu'à votre corps en mouvement, en torsion, en souffrance. Vous ressortez de la salle de danse comme un zombie. Puis la pause. Les crétins que vous aviez laissé avant la danse réapparaissent, avec leur gueule de gens ravis d'être cons. Vous mettez un pied dans la salle de théâtre avec la certaine intuition que ce faisant, vous vous sabordez. Mais vous y posez le second pied en pensant à Djèm's Bonde. Passque Djèm's Bonde, aujourd'hui, c'est vous.
    Et là, le corps cassé, crevé, la tête embuée et persécutée d'idées moites, on vous appelle au plateau. Vous savez pas votre texte, vous y arrivez pas, vous avez pas assez bossé ; plus rien à foutre de rien, vous y allez comme à la potence : délibérément, calme, résignée, et certaine de rater, après votre vie journée, votre mort mort scène aussi.
    Et là, après un passage dont vous avez arrêté la torture au milieu, vous mentez : "j'ai arrêté de travailler là". Vous commencez à esquisser un pas vers votre chaise bien-aimée. poser son cul... ne plus rien faire que compter les heures qui me séparent de mon lit... la prof stoppe net. Vous êtes exténué(e), et la voilà qui déblatère une série de commentaires tout ce qu'il y a de plus abstraits et de plus compliqués. Elle parle de vérité de l'instant, de "vide" dans lequel la présence s'installe, de poser la voix, de... tout ce dont vous rêviez, en somme. Elle demande "Tu vois ce que je veux dire ?" Là, vous hochez vigoureusement de la tête, mais elle reprend :
- Tu nous la refais ? On va travailler un peu pour que tu le sentes bien, ok ?
- Oh mais avec grand plaisir, aujourd'hui je suis Djèm's Bonde, alors...
- Pardon ? Tu quoi ?
- Non rien, je disais oui.
    Vous y retournez, donc, refaites toute votre installation en vous disant que quand même, vous auriez mieux fait de vous pendre après votre partiel râté du matin. Non, avant, même, tant qu'à faire. # Tant qu'à faire, autant que feu-bibi ait un bon dossier scolaire. Enfin pas trop pourrave quoi. #
    Bref. Concentration... ça glousse au fond de la classe, la pétasse fait des siennes, ne pas y prêter le moindre quart de 1000ème de seconde d'attention.
    "Dieu te bénisse Willie de ta bonté je sais l'effort que ça te coûte repose-toi à présent détends-toi je ne te..." Non. Encore. "Dieu te bénisse Willie de ta" Non. Encore. "DIEU TE BENISSE WILLIE DE TA BONTE" Non. Encore. "Dieu te bénisse Willie de ta bonté je sais..." La voix est posée, le timbre est vibrant, l'adresse est précise. Mais ça va pas.
    Et c'est là, dans le plus total épuisement, quand il n'y a plus rien que le corps à peine vivant traversé par le Verbe, que survient le Théâtre.
    Vous partez en voyage, dans le pays des monstres sacrés, et il y fait bon. Vous n'avez plus personne devant vous, mais Willie, dans votre dos, qui écoute les paroles que vous croyez perdues. Et vous l'aimez. Et vous n'avez plus du tout envie de vous pendre.

    Une pancarte est descendue de vos épaules sur votre torse, indiquant : "En déplacement"

Posté par gastonette à 21:56 - Sur la scène du monde... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Sweeney Todd

Mon dulciné et moi étions de sortie ce soir pour la nouvelle peloche du sir Burton.

Et ben, pas déçus du tout nous étions !

Un film de toute beauté, qui porte bien nettement la marque de son réalisateur, fidèle à un univers bien particulier toujours dessiné à merveille...
Le très grand Depp offre un jeu virtuose, comme à son habitude, dénué de tout psychologisme (ce qui rend le "jeune premier" un peu fadasse, ils auraient pu mieux choisir pour le coup), et se marie parfaitement avec une Helene Bonham Carter magnifique et sensuelle.
Costumes, décors, maquillages, lumières, musiques, tout est excellent.
Vous aurez le loisir d'entendre la douce première chanter avec une voix de soprane vraiment, vraiment sympa et dotée d'un vibrato laaaarge et... argh c'en est trop. Voyez l'genre ?
J'avoue avoir légèrement tressailli lors de quelques gestes un chouillat meurtriers, mais juste un peu. Je me suis contentée de broyer le bras de mon voisin préféré et de me planquer sous le siège quand vraiment c'était plus possible. C'est pour dire comme je suis courageuse, hein.
Bref c'est du GRAND ! Allez-y, vous vous régalerez ! Ah les bonnes tourtes, qui c'est qui n'en veut de la bonne tourte, hmmm ?

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20 janvier 2008

De la réception d'une scène théâtrale

Des regards empreints de larmes font semblant de vouloir faire rire et une voix rauque partagée entre le désir et la foi en un futur balade baladin baldaquin et la surprise de l'autre de le retrouver main dans la main salive contre salive doigts dans ta gueule sur la gueule insultes Pourquoi l'amour est-il mort ? Pourquoi est-il aveugle ? Le choc d'un bâton qui s'applique contre soi et une main sur le sein pas évident hein de traverser les âges les sages savent bien ce qu'il en est de ces putains d'anges de merde. Un rire rouge comme le désespoir. Elle elle sait pas elle elle sait plus elle sait rien elle s'en fout s'en balance et chante la grâce de l'ignorance ou de l'innocence et le ridicule de sa naïveté plein à n'en plus pouvoir d'eau rouillée rêche râcle lâche ça démors casse-toi va mourir crève morue je te chie dessus et t'emplafonne la cervelle. Pouêt.

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18 janvier 2008

toujours vivante...

Moi qui croyais qu'une fois installée, tout irait sur des roulettes...
C'est râpé.
Ma dissert' de philo a maintenant un mois de retard (Joyeux anniversaire!), j'ai encore plein de travaux à faire dans mon bel appart tout beau (presque) tout neuf, les partiels arrivent à grands pas et les auditions de théâtre également.
Y'a à peu près que sur le plan musical que l'air est encore respirable. Et encore, pas sur que ça dure !
Bref, comme vous pouvez vous en douter, je n'ai pas encore internet à la maison, alors pour le moment je scouatte le Wifi du voisin... mais c'est pas super comme système, le débit est très inégal et il finira bien par se rendre compte que quelqu'un profite de son p'tit réseau.
Alors voilà.
L'année commence bien pour moi, j'espère que pour vous aussi.
A bientôt j'espère, j'ai quelques textes à vous donner mais qui pour le moment sont sur papier. Ca vient, ça vient.
M.

Posté par gastonette à 14:25 - Bafouilles débiles - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 janvier 2008

Respirons, respirons, 2008 est là.

Je ne voulais pas faire de billet de bonne année pour plein de raisons : c'est commun, je me fous de changer d'année, ça n'évoque rien chez moi, c'est le passage d'un jour bidon à un autre jour bidon, et puis je trouve ça gnan-gnan... le seul intérêt de ce jour à mon sens est la fête qui le termine.
L'occasion de danser, embrasser, boire, rire et revenir chez soi comblé.

Mais enfin, tout de même.
Là, comme ça se bouscule sérieusement au portillon, je me dis... ALLEZ Marionette, même si c'est ferié, petit billet!

J'ai encore une fois passé une soirée mémorable avec les meilleurs amis que la Terre ait jamais porté...
Une est même venu, le ventre en avant : Gaspard sera là dans une dizaine de jours, il pèse déjà 4kg le bougre...
J'ai reçu hier un MMS m'annonçant la naissance d'une belle Liselotte, avec une photo en prime...
Un petit canard est revenu, poussé par le courant de la Garonne, jusque dans mes bras...


Ces journées de nouvel an font un beau pansement sur 2007...
Je vous en souhaite tout autant et vous fait plein de bises.

M.

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30 décembre 2007

La mitotte qu'elle a la pêche !

      J'apelle à la maison de retraite. Mitotte ne me reconnaît pas, heureusement le nom de mon père nous sauve de la catastrophe. Je lui dit qu'on vient demain, à 4 soeurs plus une maman. Elle me demande si on peut l'inviter à déjeuner dehors, j'accepte.

     Le lendemain, Mitotte voit débouler dans sa chambre une fille, puis deux, puis trois, puis quatre... et impossible de savoir qui elles sont. Bon, en même temps, en deux ans mes petites soeurs sont passées de petites filles à jeunes filles, avec portail en inox sur les quenottes, on est toutes les 4 entre 1m73 et 1m75... c'était pas non plus évident.
     Pil poil ce que je redoutais : elle ne se souvient pas du coup de fil, ni de nous. Ca l'agace, elle se creuse la tête, cherche, cherche encore "mais tout de même, si c'était hier..." : ma hantise. La sienne aussi sans doute. Heureusement maman arrive, qu'elle reconnaît tout de suite. On discute, elle nous parle de sa grande maison dans laquelle on a fêté tant de Noël, ramassé tant de feuilles mortes ! Eh tiens qu'elle veut y retourner ! Mais à chaque fois, elle fait un foin pas possible pour y rester, alors les enfants et petits enfants sont pas super chauds pour retenter l'expérience. Quoiqu'elle semble avoir pris conscience de son état, et qu'il n'est réellement pas possible pour elle de vivre dans une maison pareille.
     Elle s'asagit à 99 ans. Il était temps !

     Oui parce qu'elle va sur ses 100 ans la Mitotte ! Arrière grand-mère de compétition ! On l'a dit à la directrice de la maison de retraite : tant qu'elle fait chier son petit monde, c'est qu'elle est en forme. Et puis elle a quand même un humour assez décapant, alors tout le monde l'aime. "Tu sais, je ne parle pas trop aux autres, ici. Parce qu'après ils s'imaginent qu'ils sont obligés de te faire la conversation tout le temps. Et alors ? Mais ils sont ENNUYEUX !" et la directrice de rire en silence.

Elle a vraiment un sale caractère, mais qu'est-ce qu'elle est marrante !

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22 décembre 2007

ENFIN, 2007 se termine.

    Comme d'habitude, je suis tellement à cran à l'idée de rentrer chez moi que mon corps fait des siennes.
Et du coup, j'ai pas touché à ce pauvre blog depuis une semaine.
    J'ai besoin de me changer les idées, ce qui revient à regarder des films de merde jusqu'à 4 heures du matin au lieu d'écrire, le sommeil se faisant largement et grossièrement désirer.
    Et puis je suis en pleins changements : coiffure, banque, appart', famille, maison, tout çaaa, rien n'est terminé.
Ma chambre est en cartons, il ne reste en dehors des paquets qu'un CD à donner à Bernie, un bouquin à Ju, et mon vieux réveil, qui demeurera mon seul confort dans cet appart jusqu'à mon départ.

    Deux semaines de vacances pendant lesquelles je ferai tous mes devoirs de fac, des bisous à la famille, des balades dans le froid, peut-être dans la neige, du violon, un réveillon avec mes théâtreux chéris, du thé à boire à côté d'un bon feu de cheminée, dans le gros fauteuil qui était avant "réservé" à papa... et puis je penserai à mon appart.
    Les fleurs que j'y mettrai, l'emplacement des posters, des meubles, de mon bureau, de mon violon, rêver à tout cela...
    Je reviendrai ensuite pour trois ou quatre jours chez ma logeuse, puis mon papa viendra avec la voiture, mes cartons qui restent du déménagement de Bordeaux, des outils pour bricoler deux trois trucs (mais c'est pas lui qui bricolera dans mon appart, c'est moi qui vous l'dit. Y risquerait de m'le mettre par terre!), et peut-être mon vélo s'il y a la place.
    Et avec papounet, on organisera les réparations d'électricité, plomberie et maçonnerie, on ira dire bonjour à la quantité hallucinante de cousins dans l'immeuble.
    Une nouvelle année sera alors commencée.
    Et... je serai chez moi.
    ENFIN.

Posté par gastonette à 22:44 - Des bouts de vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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