des bouts de Marionette

J'écris sur vous, sur eux, sur moi, prends du plaisir, des photos, des notes, des couleurs, des lumières, des ombres... et des mots.

01 janvier 2008

Respirons, respirons, 2008 est là.

Je ne voulais pas faire de billet de bonne année pour plein de raisons : c'est commun, je me fous de changer d'année, ça n'évoque rien chez moi, c'est le passage d'un jour bidon à un autre jour bidon, et puis je trouve ça gnan-gnan... le seul intérêt de ce jour à mon sens est la fête qui le termine.
L'occasion de danser, embrasser, boire, rire et revenir chez soi comblé.

Mais enfin, tout de même.
Là, comme ça se bouscule sérieusement au portillon, je me dis... ALLEZ Marionette, même si c'est ferié, petit billet!

J'ai encore une fois passé une soirée mémorable avec les meilleurs amis que la Terre ait jamais porté...
Une est même venu, le ventre en avant : Gaspard sera là dans une dizaine de jours, il pèse déjà 4kg le bougre...
J'ai reçu hier un MMS m'annonçant la naissance d'une belle Liselotte, avec une photo en prime...
Un petit canard est revenu, poussé par le courant de la Garonne, jusque dans mes bras...


Ces journées de nouvel an font un beau pansement sur 2007...
Je vous en souhaite tout autant et vous fait plein de bises.

M.

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30 décembre 2007

La mitotte qu'elle a la pêche !

      J'apelle à la maison de retraite. Mitotte ne me reconnaît pas, heureusement le nom de mon père nous sauve de la catastrophe. Je lui dit qu'on vient demain, à 4 soeurs plus une maman. Elle me demande si on peut l'inviter à déjeuner dehors, j'accepte.

     Le lendemain, Mitotte voit débouler dans sa chambre une fille, puis deux, puis trois, puis quatre... et impossible de savoir qui elles sont. Bon, en même temps, en deux ans mes petites soeurs sont passées de petites filles à jeunes filles, avec portail en inox sur les quenottes, on est toutes les 4 entre 1m73 et 1m75... c'était pas non plus évident.
     Pil poil ce que je redoutais : elle ne se souvient pas du coup de fil, ni de nous. Ca l'agace, elle se creuse la tête, cherche, cherche encore "mais tout de même, si c'était hier..." : ma hantise. La sienne aussi sans doute. Heureusement maman arrive, qu'elle reconnaît tout de suite. On discute, elle nous parle de sa grande maison dans laquelle on a fêté tant de Noël, ramassé tant de feuilles mortes ! Eh tiens qu'elle veut y retourner ! Mais à chaque fois, elle fait un foin pas possible pour y rester, alors les enfants et petits enfants sont pas super chauds pour retenter l'expérience. Quoiqu'elle semble avoir pris conscience de son état, et qu'il n'est réellement pas possible pour elle de vivre dans une maison pareille.
     Elle s'asagit à 99 ans. Il était temps !

     Oui parce qu'elle va sur ses 100 ans la Mitotte ! Arrière grand-mère de compétition ! On l'a dit à la directrice de la maison de retraite : tant qu'elle fait chier son petit monde, c'est qu'elle est en forme. Et puis elle a quand même un humour assez décapant, alors tout le monde l'aime. "Tu sais, je ne parle pas trop aux autres, ici. Parce qu'après ils s'imaginent qu'ils sont obligés de te faire la conversation tout le temps. Et alors ? Mais ils sont ENNUYEUX !" et la directrice de rire en silence.

Elle a vraiment un sale caractère, mais qu'est-ce qu'elle est marrante !

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22 décembre 2007

ENFIN, 2007 se termine.

    Comme d'habitude, je suis tellement à cran à l'idée de rentrer chez moi que mon corps fait des siennes.
Et du coup, j'ai pas touché à ce pauvre blog depuis une semaine.
    J'ai besoin de me changer les idées, ce qui revient à regarder des films de merde jusqu'à 4 heures du matin au lieu d'écrire, le sommeil se faisant largement et grossièrement désirer.
    Et puis je suis en pleins changements : coiffure, banque, appart', famille, maison, tout çaaa, rien n'est terminé.
Ma chambre est en cartons, il ne reste en dehors des paquets qu'un CD à donner à Bernie, un bouquin à Ju, et mon vieux réveil, qui demeurera mon seul confort dans cet appart jusqu'à mon départ.

    Deux semaines de vacances pendant lesquelles je ferai tous mes devoirs de fac, des bisous à la famille, des balades dans le froid, peut-être dans la neige, du violon, un réveillon avec mes théâtreux chéris, du thé à boire à côté d'un bon feu de cheminée, dans le gros fauteuil qui était avant "réservé" à papa... et puis je penserai à mon appart.
    Les fleurs que j'y mettrai, l'emplacement des posters, des meubles, de mon bureau, de mon violon, rêver à tout cela...
    Je reviendrai ensuite pour trois ou quatre jours chez ma logeuse, puis mon papa viendra avec la voiture, mes cartons qui restent du déménagement de Bordeaux, des outils pour bricoler deux trois trucs (mais c'est pas lui qui bricolera dans mon appart, c'est moi qui vous l'dit. Y risquerait de m'le mettre par terre!), et peut-être mon vélo s'il y a la place.
    Et avec papounet, on organisera les réparations d'électricité, plomberie et maçonnerie, on ira dire bonjour à la quantité hallucinante de cousins dans l'immeuble.
    Une nouvelle année sera alors commencée.
    Et... je serai chez moi.
    ENFIN.

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15 novembre 2007

Violette, la grande ado

    M'sieurs dames, ce soir je vais vous présenter Violette # j'aime pas du tout ce prénom, et il est pas du tout adapté à la personnalité à laquelle je m'intéresse, ceci dit voilà, ce sera Violette quand même. C'est kiki décide? Mmmh? Ah, bon, quand même. #

    Violette est une petite nana qui a la pêche, avec une vie bien remplie et beaucoup de copains, et quelques bons amis.
Elle comprend vite, lie vite connaissance avec les gens ; elle est sympathique en somme. Elle est armée d'un humour toujours sur le qui-vive, basé sur un air de foutage de gueule et qui vise souvent juste. Son père étant dans le métier, il a bossé avec quelques profs de l'école auparavant. Violette est donc arrivée en territoire conquis.
    Il se trouve que quand elle est sur scène, Violette est absolument déroutante de sincérité. C'est bien, c'est une belle qualité, et ça la rend soit très drôle, soit complètement marteau. Quand il s'agit de tragédie, ce bagage l'aide moins, puisque le malheur n'est pas sur un tapis de sincérité mais de mort. De fait, Violette peut dire à peu près n'importe quoi sans un sourcillement.
    Mais quand on descend de scène, que les rapports humains reprennent leur cours un peu plus simple, Violette reste dans son monde. Elle peut donc être très brutale dans son humour, en disant des choses (vraies ou fausses) gênantes. Comme son auditoire est tout acquis # d'ailleurs j'ai beau essayer de ne pas l'écouter, c'est souvent plus fort que moi #, il l'encourage, sans le savoir, à raconter des bêtises.
    C'est-à-dire que cette fille pourrait se planter devant moi en me disant, avec un applomb tout à fait exceptionnel "je suis dé-so-lée, j'suis en retard, un OVNI était dans les couloirs de mon métro, on est restés bloqués une heure, jusqu'à ce que, pris de panique, le conducteur ait décidé de l'écraser." Et je la croierais.

    Ce petit jeu assez marrant devient un réel souci quand elle se fout de la gueule des gens qui ont pris le parti de lui faire confiance. Par exemple, notre prof du jeudi # qui a bossé et bosse encore avec son père # s'est faite avoir deux semaines de suite. La semaine dernière, elle demande si Violette a quelque chose à apporter pour le cours, et Violette de répondre "ah ben non tu te souviens pas? la semaine dernière je t'avais dit que blabla donc blabla alors aujourd'hui je peux pas blabla". C'était - bien sur - pas vrai. Violette venait de s'inventer une excuse bidon pour faire passer son manque de travail. Aujourd'hui, Violette est partie de l'école juste avant le cours avec cette même prof, parce que ça la gonflait d'avoir 4 heures de cours, sachant qu'elle ne monterait pas sur le plateau, ses partenaires n'ayant pas pu venir faute de métros.
# Est-il besoin de préciser que c'est très représentatif de Violette ? En cours, alors que le travail est passionnant, que la classe n'a jamais été aussi à l'écoute, que les élèves deviennent fabuleux en scène, que leur présence et leur beauté éclatent, alors que tout le monde est aux aguets, dressé sur sa chaise pendant 4 heures à admirer des gens devenir sacrés sur ces planches... Violette, affalée dans un fauteuil, écrit des textos. J'invente rien. #
    La prof, en arrivant, l'a vue ramasser ses affaires, mais n'a pas voulu la déranger, pensant qu'elle allait s'acheter un sandwich entre deux cours. Mais au moment de faire l'appel, la prof constate son absence, l'appelle sur son portable et lui laisse un message bien salé, déplorant son état d'esprit égoïste et désintéressé. Jusque là, c'est normal. Ce qui vient est splendide. Violette écoute le message sur son répondeur, rappelle à l'école. La prof va décrocher, nous - les élèves - étions restés dans la salle de cours. Quelques instants plus tard, la prof revient en disant "Violette avait en fait un rendez-vous prévu de longue date, elle m'a dit qu'elle m'avait prévenu la semaine dernière, mais je m'en souviens pas. Ca m'étonne de ne pas arriver à m'en souvenir. Elle aurait quand même pu me le rappeller quand on s'est croisées aujourd'hui... enfin."
    Tous les élèves faisaient des efforts pour ne pas se regarder d'un regard ahuri, tout ça pour ne pas griller Violette auprès de la prof. Par solidarité pour une conne.

    Et ça, je trouve ça honteux. Qu'on raconte un mytho pour la bonne cause, je dis pas. Mais raconter un mensonge à quelqu'un de confiance, qui plus est pour "excuser" une attitude déplorable, en lui remettant en plus la faute sur la gueule à l'arrivée, je trouve que c'est absolument minable.

    Qu'on ne me demande pas pourquoi je ne supporte pas cette fille. Ca transpire. Plus j'en suis loin, mieux je me porte.

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11 novembre 2007

Retour annoncé des insomnies

Ce soir, petit canard m'a pris dans ses bras. Nous allions nous quitter, mais voulions encore être là, à marcher dans le froid de la nuit, à rire et discuter. Il m'a demandé de faire un détour jusqu'à la Tour Eiffel, qu'il n'avait encore jamais vu de près. Il était heureux, et un seul regard sur lui me rendait heureuse.
Parfois, je l'entendais sans l'écouter, les yeux rivés sur son visage, son beau visage, à le regarder, bercée par le timbre de sa voix. Parfois, il m'entendait sans m'écouter, faisait semblant d'être très intéressé par ce que je disais.
Chacun faisait semblant de n'avoir rien remarqué, et la conversation se poursuivait ainsi, avec calme et douceur, dans l'intimité que nous nous créions, pas à pas.
Son regard avant de m'embras(s)er...
Petit canard...
Oh, j'en suis encore toute remuée...

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07 octobre 2007

Adagio

La rentrée n'est pas encore tout à fait faite. La fac, c'est bon, le conservatoire aussi, il manque juste les cours de pratique. Lundi prochain.

En attendant, j'occupe mes jours à des programmes hautements culturels (attention ça pique) : le week end dernier le concert de Police et le ballet Wuthering Heigts à Garnier (Dios mio que c'était beau!). Et puis là, j'en profite pour voir mon petit canard # qui ne sait pas du tout que je l'apelle comme ça, alors tenez votre langue! # et qui ne réalise certainement pas la place qu'il occupe dans mon chti coeur. Hier soir, pour la nuit blanche, c'était bien...

Et aujourd'hui, le concert d'une amie altiste alto (haha). Ouais c'est un piège, elle joue de l'alto, comme Djac, ET elle chante dans le registre alto. Là, la mignonnne poussait la mignonnne chansonnette (stabat mater dolorosa de Pergolèse) dans une petite église très mignonne d'un petit village très mignon en banlieue parisienne. L'orchestre était bien, même si c'était fait à l'arrache, la faute au chef sans doute. La soprane, toute petite, semblait à l'aise. Au moment où elle a ouvert la bouche pour chanter, je me suis dit qu'elle allait m'épater. En effet... bon il en faut peu pour m'impressionner, mais à chaque fois que je vois des gens tout petits il me semble qu'ils peuvent pas crier ni avoir des belles voix posées. C'est débile mais j'y peux rien. Du coup je suis toujours bien surprise!
Et puis quand mon amie s'est levée pour chanter à son tour, j'ai été littéralement hallucinée. Vous savez, les jeunes garçons qui approchent de la mue (je ne parle pas de ceux qui y sont déjà!) ont un timbre tout particulier et d'une richesse géniale : comme si leur voix aigrelette d'enfant devenait cotonneuse, un brin rugueuse, mais à peine, tout en gardant cette simplicité pure de la presque absence de vibrato. Et si les voix de fillettes et de garçonnets sont reconnaissables au timbre, ce n'est pas pour rien. Perso je préfère ceux des garçons... Bref. Mon amie est marron, et c'était génial de constater que sa voix, en plus du swing (oui, même là!) était un mélange génial entre le timbre de la femme black, et celui du jeune garçon.
La fin du texte (jsuis sympa je vous le mets en français, pas en latin!) c'est :

"Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

A l'heure où mon corps va mourir,
A mon âme, fais obtenir
La gloire au paradis. Amen."

LE moment du concert était sur les deux derniers vers. Vous savez, c'était un de ces moments où l'on se dit "bon dieu, c'est beau!", sans se rendre compte tout à fait qu'on vient d'assister à quelque chose de génial. Des moments de Vérité, dans la vie, y'en a pas beaucoup, et faut savoir les savourer.

Je dirais que cet instant était la Grâce. Merci B. Et bravo.

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06 octobre 2007

En croisant le violoniste...

Je l'ai reconnu presque du bout de la rue. J'avais quelques papiers à poser, il discutait dehors avec quelqu'un.

Une sensation douce et délicate m'a envahit le temps d'un mot échangé.

"Bonjour!"

Ce n'était pas poli, ni douceureux, ni agrémenté du sourire passe-partout d'ordinaire si spontané. Ce n'était pas gentil, ce n'était pas correct, ni quotidien, ni exceptionnel.

C'était simple. Juste. Nu.

En nous voyant, nous nous sommes souhaités un bon jour, le sourire jusqu'aux oreilles. Nous étions contents de nous revoir.

Je ne connais pas son prénom, il ne connaît pas le mien.

Quand je partais, j'entendais depuis la fenêtre de la salle du deuxième étage un violoniste qui jouait ses gammes.

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28 septembre 2007

Euh... la sortie s'il vous plaît?

Pommée. Comme grosse pomme. Ou poirée. Comme bonne poire. Pommes, poires pourries.

Ma tête blonde
me manque... je suis allée là où l'on dansait toujours ensemble, quelle bêtise. J'ai tenu 5 minutes.

Mais j'ai le béguin pour un petit canard, qui pourtant semble ailleurs. L'impression de déranger, de ne pas être invitée dans son univers... attendre ? ou mettre un orteil pour goûter la température ? Je risquerai de le perdre... l'orteil je veux dire. Et le petit canard avec...

Alors je regarde l'intégrale du destin de cette pétasse de Lisa. Bon sang mais quelle merde ce feuilleton. Et pourtant, de A à Z, même en allemand. Je comprends quelques mots dont j'ai rien à foutre. Super.

Mon nouvel ordinateur fait des merveilles, mon nouveau portable aussi, mais ils ne reçoivent pas les bons mails ni appels ni textos, et ne traduisent pas en instantané les séries à la con. Ils ne donnent pas non plus accès au buffet de mariage de Lisa pouet pouet.

Je savais que je m'étais faite enfler. Trop bonne, et décidément trop conne !


Au passage, même dans cette série de merde il y a un numéro archi gagnant dans le casting. Elle joue Sophie Von Brauhmchépaquoi et s'apelle Gabriele Scharnitzky ('tes souhaits!). Présence, classe, beauté, vérité, elle est vraiment top. (bon quoi on sait jamais! Si un producteur allemand passe par là!)

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08 septembre 2007

Je suis fidèle en amitié. Très fidèle.

     J'aime beaucoup Odile. C'est une nana adorable, belle, intelligente, sympa, bref c'est un chou. Un de ses défauts est la mythodécouvertomanie automatique ~ oui oui, ne faites pas cette tête, ça existe ~ dès qu'il s'agit de faire à un personnage lambda le portrait de quelqu'un qu'elle aime bien. Aussi, comme on s'aime beaucoup mutuellement, vous comprendrez aisément qu'il m'est absolument impossible de savoir ce qu'elle dit de moi aux gens avant que je les rencontre.
     Odile a eu la chance de rencontrer cet été l'élu de son coeur ~ pourvu que ça dure! ~. De chacun(e) sait combien il est usant de passer son temps avec une de ces allumées angoissées, plus connues sous le nom de "amoureuses" ou plutôt, "raides dingues". Bref.
     J'ai réussi à faire bonne figure pendant plus de 10 jours passés chez elle, à lui répéter avec le même sourire ravi ("Oh chouette, oui! Parlons encore de C!") que oui, vous allez très bien ensemble, à supporter son sourire débile, tout le temps fourré avec ses yeux dans le vague charmant, ses sautes d'humeur... et C comme centre de presque toutes les conversations. Nous sommes rentrées à Paris ensemble, et il me tardait de rencontrer ce fameux C, histoire de baffer le visage qui me lourde déjà tellement avant même de l'avoir vu constater de l'intelligence, la beauté, l'éclat et le charme de cet Apollon. ~ Dites donc, qu'est-ce que je fais comme ratures! ~.
     Ayant dormi hier soir chez elle, il a fallu toute la soirée pour décider de ce que les deux tourtereaux feraient le lendemain et de ce qu'ils mangeraient le midi. Soit, je comprends qu'il faille que ce soit parfait. Ok. Mais quand j'entends ma trèèès chère Odile me dire, alors que Morphée m'emmène dans d'autres sphères, sur le ton de la discussion :
- "Ah au fait pour demain, est-ce que tu pourrais t'habiller, eeeuh... hum en fait voilà, je lui ai un peu parlé de toi, et
- ODILE ! QU'EST-CE QUE TU AS ENCORE RACONTE SUR MOI COMME CONNERIES ??? ~ vous remarquerez la fluidité de la phrase : c'est à force de passer mes lèvres.~
- Ben, en gros, que tu faisais du théâtre et que hum euh t'avais un look original très assumé... enfin
- QUOI ? Attends attends déconne pas ça veut dire quoi ça ?
- Bah demain, si tu pouvais mettre une tenue un peu ouf, genre tes chaussettes à orteils bariolées, une écharpe dans les cheveux, enfin je sais pas...
- Ouais, et des tongues aussi, et un gros nez rouge, non? Pour aller à Bastille ça serait super classe, tu crois pas?
- Nan mais tes chaussures bizarres marron ça serait parfait... et puis pour le reste j'te fais confiance, tu trouveras
- T'as raison ouais
[PAUSE II] Bilan : Odile a dit à son mec que j'étais un clown, elle trouve mes chaussures marron moches, et puis elle s'est sûrement pas arrêtée là, à ces tout petits mythos de rien du tout, faut creuser encore. [PLAY I>]
- Boooon... tu veux pas aussi que je prépare un ou deux sketches, aussi, non? Parce que si tu veux, j'ai qu'à pas dormir de la nuit pour faire rire mÔsieur et passer trois heures à m'attifer pour un mec que je connais pas, et que je croiserai deux fois 3 minutes à l'entrée et à la sortie de Bastille, hein! Ok. Sérieux tu lui as dit quoi encore? Nan mais vaut mieux que je sache quoi, on sait jamais... Parce que moi je veux bien assumer tout ce que tu veux, mais que je sois au courant quoi.
- Oh pas grand chose, je sais plus trop... je lui ai peut-être dit que tu connaissais Depardieu parce que vous aviez joué ensemble, des trucs du genre... ~ j'espère que vous notez que l'amitié avec Odile, c'est de la haute voltige. Et ses mythos relèvent du prodige. ~

Après un réveil à peine mouvementé ~ j'ai réussi à grand peine à lui faire mettre le réveil à 10h plutôt que 9h30 (pour un RDV à 12h30) alors imaginez l'état de fébrilité de la demoiselle, le damoiseau venant dans ce même appart deux heures 30 plus tard! ~, on s'est mises à tout ranger, tout nettoyer. Tu parles, un appart de trois nanas, ya des tubes de crème vides jusque sous les toilettes. Les copies aux bonnes notes en évidence, un bon CD dans le lecteur... Je peux vous dire que ça reluisait. On a même fait les vitres ~ les deux principales, faut pas déconner non plus ~, une première depuis son emménagement, il y a maintenant deux ans. Ensuite, tout une discussion sur le "tu crois qu'arriver les cheveux mouillés ça fait trop à l'arrache? Parce que quand même j'préfère me laver après le ménage... et j'me maquille? Parce que s'il me jette dans une fontaine comme la dernière fois ça va couler, il va le voir et je suis sure qu'il aime pas le maquillage, mais ce serait mieux, patati patata tu crois pas? et gnagnagna..." Il faut préciser qu'on a passé 10 bonnes minutes au dessus de son lit à déblatérer sur le fait/défait négligé/soigné genre je cache la misère mais c'est pas non plus crado, etc... En partant de l'appart, mon sac à la main, j'ouvre le mini-four l'air de rien, j'appelle Odile, et là c'est l'éclat de rire. On avait, fruit d'une centaine d'heures sur le sujet, convenu qu'Odile étant la reine des quiches, qu'elle en ferait une à C. Mais là, c'était sur, il fallait prendre en considération le fait qu'il était inimaginable qu'il puisse ne serait-ce que poser ses yeux sur l'antre dégueu dans laquelle leur substantifique repas allait crâmer cuire.
     Enfin, moi rentrant à la maison, elle allant chercher C au métro, voilà t'y pas qu'elle menace de s'évanouir, comme quoi il fait trop chaud (sans blagues!), qu'elle a peur... mais quelle chochotte celle-là!!! Mais en rentrant à la maison j'ai été comme une conne devant la glace: Merde. Attends ça c'est in-assumable, ça c'est trop classe, ça ça va pas, ça c'est pas mal mais non, etc...
GRRRRRRrrrrr...
Je suis et resterai fidèle en amitié
Je suis et resterai fidèle en amitié
Je suis et resterai fidèle en amitié
Je suis et resterai fidèle en amitié
Je suis...

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09 juillet 2007

Cartons

Ils sont tous scotchés, bouclés. Il y en a une centaine, plus des meubles et des tableaux, et des trucs qui rentrent pas. Des affaires dépassent de beaucoup. Des manches de raquettes de tennis, des bouts de couettes, des crochets de salle de bain...
Les déménageurs avaient dit à mon père "tenez vous prêts pour 8 heures, hein". Alors on a prévu le coup, et on a eu raison, parce qu'ils étaient là à 7h15. Mon père avait dit "réveil à 6h30 car tels que je les connais, ils seront très en avance, et moi si j'ai pas bu mon café avant qu'ils arrivent... bref c'est pas la peine quoi."
Maman est arrivée avec des chocos et des croissants.
Et là, je suis chez maman, fallait que j'ouvre aux ouvriers qui viennent réparer le store. Ils doivent vider littéralement la maison. Je préfère pas voir ça, en fait.
C'est comme pour le piano. La veille au soir je l'avais ouvert et avait joué un peu, pour l'entendre une dernière fois vibrer sous mes mains. Quand l'ami de papa est venu le chercher, un matin, j'ai dit bonjour au mec avant de monter prendre une longue douche. La plus longue possible. Deux shampooings. Brossage de dents de 5 minutes, jusqu'à ce que j'ai mal aux gencives. J'ai rangé mes affaires, fait mon lit, vidé et étendu la machine de linge. J'entendais des "attends, soulève, encore. Voilà par là. Non à gauche. Ok. Ca passe." Quand je n'ai plus rien entendu, j'ai attendu deux minutes. Un camion a demarré. Je suis descendue. Le piano n'était plus là. C'était vide. Très vide. Bizarre. Et moche. Maman avait les yeux rouges "j'aurais pas du le voir partir".

Posté par gastonette à 10:49 - Des bouts de vie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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