des bouts de Marionette

J'écris sur vous, sur eux, sur moi, prends du plaisir, des photos, des notes, des couleurs, des lumières, des ombres... et des mots.

30 décembre 2007

La mitotte qu'elle a la pêche !

      J'apelle à la maison de retraite. Mitotte ne me reconnaît pas, heureusement le nom de mon père nous sauve de la catastrophe. Je lui dit qu'on vient demain, à 4 soeurs plus une maman. Elle me demande si on peut l'inviter à déjeuner dehors, j'accepte.

     Le lendemain, Mitotte voit débouler dans sa chambre une fille, puis deux, puis trois, puis quatre... et impossible de savoir qui elles sont. Bon, en même temps, en deux ans mes petites soeurs sont passées de petites filles à jeunes filles, avec portail en inox sur les quenottes, on est toutes les 4 entre 1m73 et 1m75... c'était pas non plus évident.
     Pil poil ce que je redoutais : elle ne se souvient pas du coup de fil, ni de nous. Ca l'agace, elle se creuse la tête, cherche, cherche encore "mais tout de même, si c'était hier..." : ma hantise. La sienne aussi sans doute. Heureusement maman arrive, qu'elle reconnaît tout de suite. On discute, elle nous parle de sa grande maison dans laquelle on a fêté tant de Noël, ramassé tant de feuilles mortes ! Eh tiens qu'elle veut y retourner ! Mais à chaque fois, elle fait un foin pas possible pour y rester, alors les enfants et petits enfants sont pas super chauds pour retenter l'expérience. Quoiqu'elle semble avoir pris conscience de son état, et qu'il n'est réellement pas possible pour elle de vivre dans une maison pareille.
     Elle s'asagit à 99 ans. Il était temps !

     Oui parce qu'elle va sur ses 100 ans la Mitotte ! Arrière grand-mère de compétition ! On l'a dit à la directrice de la maison de retraite : tant qu'elle fait chier son petit monde, c'est qu'elle est en forme. Et puis elle a quand même un humour assez décapant, alors tout le monde l'aime. "Tu sais, je ne parle pas trop aux autres, ici. Parce qu'après ils s'imaginent qu'ils sont obligés de te faire la conversation tout le temps. Et alors ? Mais ils sont ENNUYEUX !" et la directrice de rire en silence.

Elle a vraiment un sale caractère, mais qu'est-ce qu'elle est marrante !

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22 décembre 2007

ENFIN, 2007 se termine.

    Comme d'habitude, je suis tellement à cran à l'idée de rentrer chez moi que mon corps fait des siennes.
Et du coup, j'ai pas touché à ce pauvre blog depuis une semaine.
    J'ai besoin de me changer les idées, ce qui revient à regarder des films de merde jusqu'à 4 heures du matin au lieu d'écrire, le sommeil se faisant largement et grossièrement désirer.
    Et puis je suis en pleins changements : coiffure, banque, appart', famille, maison, tout çaaa, rien n'est terminé.
Ma chambre est en cartons, il ne reste en dehors des paquets qu'un CD à donner à Bernie, un bouquin à Ju, et mon vieux réveil, qui demeurera mon seul confort dans cet appart jusqu'à mon départ.

    Deux semaines de vacances pendant lesquelles je ferai tous mes devoirs de fac, des bisous à la famille, des balades dans le froid, peut-être dans la neige, du violon, un réveillon avec mes théâtreux chéris, du thé à boire à côté d'un bon feu de cheminée, dans le gros fauteuil qui était avant "réservé" à papa... et puis je penserai à mon appart.
    Les fleurs que j'y mettrai, l'emplacement des posters, des meubles, de mon bureau, de mon violon, rêver à tout cela...
    Je reviendrai ensuite pour trois ou quatre jours chez ma logeuse, puis mon papa viendra avec la voiture, mes cartons qui restent du déménagement de Bordeaux, des outils pour bricoler deux trois trucs (mais c'est pas lui qui bricolera dans mon appart, c'est moi qui vous l'dit. Y risquerait de m'le mettre par terre!), et peut-être mon vélo s'il y a la place.
    Et avec papounet, on organisera les réparations d'électricité, plomberie et maçonnerie, on ira dire bonjour à la quantité hallucinante de cousins dans l'immeuble.
    Une nouvelle année sera alors commencée.
    Et... je serai chez moi.
    ENFIN.

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16 décembre 2007

Buvons le sirop, tiffons tiffons !

    Je devais y aller une petite demie-heure pour faire un soin.
    Petit truc de rien du tout.
    Pour la présentation du lendemain.
    80 japonais parés d'APN dernière génération à regarder un grand coiffeur parisien opérer.
    Sur ma pomme bien sur.
    Mais j'ai eu le malheur de dire "Je vous fait confiance, faites ce que vous sentez" : c'est un artiste. Alors, d'un air ravi il me dit "c'est vrai???? Merci vous ne pouviez pas me faire plus plaisir!!!" Là, j'ai su que je ne ressemblerai plus à moi-même en passant la porte.
    Au lieu d'un simple soin, plié en une demie heure, j'ai passé deux heures avec du papier alu sur la tête et une choucroute humide sur le sommet du crâne qui puait la fraise.
    Bon.
    Les shampooings qui ont suivi n'étaient pas désagréables.
    Mais en sortant ça faisait bizarre. 3 couleurs différentes : toutes les mèches de devant, petits cheveux et compagnie en blond ; un bandeau noir juste derrière. Et tout le reste en chocolat.
    Pas coupé, c'était horrible.

 

    Et puis bon, le lendemain, comme prévu, j'arrive tout en noir, bien bien chic la Marionette!
    Accueil de reine : un café (oh, c'est proposé si gentiment...) un petit gâteau ? (ça serait bête de les laisser perdre...) Y'a des bonbons si vous voulez (sans blagues, j'avais pas vu! Où??) etc.
    Trempage de cheveux, maquillage par une pro, puis hop hop hop on stage. Sous les projos, les cliquetis des ciseaux frénétiques accompagnaient les mèches qui tombaient petit à petit, pour finalement former un tapis humide sur mes genoux et autour de mon tabouret. Le coiffeur, qui perdait ses aises dès qu'un silence un peu trop long se faisait, demandait alors qu'on montât la musique. J'ai bien cherché une petite blagounette à faire, mais j'y ai renoncé : il fallait qu'elle soit de bon ton, que ça ne coupe pas l'inspiration du coiffeur, et que ça fasse rire sans choquer. Ca faisait beaucoup! J'ai donc capitulé en préférant oublier l'option humour.
    J'avais essayé le jour de mon permis, et ça avait fait rire et tout, mais après avoir arrêté son fou rire et les larmes qui coulaient à torrent de ses yeux # quoi j'en rajoute?!? Toutes façons t'y étais pas, alors comment tu sais, hein?! #, l'examinateur m'a dit d'un ton qui avait nettement refroidi pendant qu'il préparait sa phrase : "Concentrez-vous uniquement sur votre conduite mademoiselle".

    Bref il termine, sèche tout ça, ébourriffe, me demande d'aller marcher dans l'allée, smile tchak, tchak smile, smile tchak etc etc...
    Et après, je me pose devant un miroir.
    Sans déconner, je me reconnaissais pas. Le maquillage de Amy Whinehouse (en mieux), dans des tons superbes, avec une coiffure psychédélique.

 

    Maintenant, pour la rigolade, un best-of des réflexions débiles suscitées par ma nouvelle coiffure :
    "Ca fait un peu Pocahontas" (et mon poing dans ta gueule, tu crois que ça fait Pocahontas, connasse va!)
    "C'est trop dans le genre tektonik!" (ok. toi, tu sors)
    "Ah... c'est... marrant..." (hors de ma vue, maroufle)

    Et un petit aperçu de ce que ça donne en vrai :

coiffeemaquillee

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15 décembre 2007

(H)OMBRE

Il faut me résigner, et cependant... Cependant il est toujours là, avec sa belle gueule souriante et son allure gênée d'exister.
Il faut me résigner, dites-vous.
Mais j'aime trop mon bourreau pour arrêter de souffrir.
Nos mains semblent attirées l'une par l'autre, comme nos bras, nos corps entiers lorsque nous marchons côte-à-côte.
Nous nous heurtons.
Ivresse
Trouble
et euphorie, douce euphorie.

"Je vais mieux". Qu'est-ce que cela veut dire?
Que l'on s'embrassera de nouveau pour se séparer encore?
Mais qui sommes-nous pour avoir si peur? Nous devrions être inconscients, nous autres jeunes gens.
Et pourtant...

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13 décembre 2007

Basic Instinct & Le Diable s'habille en Prada

J'ai vu Basic Instinct suite à la suggestion d'un partenaire, pour deux raisons.
La première est que c'est un film génial ; la deuxième, que la scène de l'interrogatoire de Catherine au commissariat pourrait m'inspirer pour mon rôle de vamp' calculatrice.
Et j'avoue ne pas avoir été déçue du voyage.
Bon, j'ai pas tout capté parce que je l'ai vu en anglais pas sous titré du tout, mais j'avoue qu'une scène m'a littéralement scotchée : la soirée en boîte.
Alors déjà, je sais pas qui est le costumier, mais j'ai jamais vu Sharon Stone aussi belle. My god quelle robe! La bande son est super, et les effets de "soupirs" de Catherine sont vraiment géniaux. Trèèèès très riche idée. Quant à la séance de séduction entre les deux amants, tout simplement parfaite. Un mouvement de tête caractériel de Catherine, une chorégraphie voyeuriste pour sa pote, une empoigne digne d'un Apollon de la part de Nick...

J'ai aussi vu Le diable s'habille en Prada, puisque mon personnage de choeur comique est de la trempe de Miranda (le diable). Instructif. Bon je l'ai vu en qualité médiocre et en français, mais c'était pas mal quand même. La phrase choc est à la fin : "ne soyez pas ridicule, tout le monde en rêve" répond Miranda à son assistante qui donnait son opinion à propos de la qualité de vie d'une nana comme cette dame. L'horreur : pas de vie privée, ni amoureuse ni familiale ni amicale, peu de sommeil, une exigence démesurée envers soi même et les autres, la presse au taquet sur tout ce qu'il s'y passe - ou non -... et c'est vrai. Tout le monde en rêve. Absurde. Effrayant.

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12 décembre 2007

Pourvu qu'elles soient douces...

Hé Mec !
Ton regard oblique
En rien n'est lubrique
Ta maman t'a trop fessé
Ton goût tu revers
N'a rien de pervers
Et ton bébé n'est pas fâché

Ton kamasutra
A bien cent ans d'âge
Mon Dieu que c'est démodé !
Le nec plus ultra en ce paysage
C'est d'aimer les deux cotés

Ta majesté
Jamais ne te déplaces
Sans ton petit oreiller,
A jamais je suis ton unique classe
Tout n'est que prix à payer

Tu fais Ah! des Oh!
Derrière ton ouvrage
Quand mon petit pantalon
Debout et de dos
Sans perdre courage
Dénude tes obsessions

Tu t'entêtes à te foutre de tout
Mais... pourvu qu'elles soient douces...
D'un poète tu n'as que la lune en tête
De mes rondeurs tu es K.O.!
Tu t'entêtes à te foutre de tout
Mais... pourvu qu'elles soient douces...
D'un esthète tu n'as gardé qu'un air bête
Tout est beau si c'est "Vue de dos"...
OK!

Prose ou poésie
Tout n'est que prétexte
Pas la peine de t'excuser
Muses ou égéries, mes petites fesses
Ne cessent de t'inspirer

Je fais des Ah! des Oh!
Jamais ne me lasse
Par amour pour un toqué
Ne faut-il pas que jeunesse se passe
A quoi bon se bousculer?

Tu t'entêtes à te foutre de tout
Mais... pourvu qu'elles soient douces...

Mylène Farmer

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10 décembre 2007

Marionette reine des quiches

Etudiant, étudiante,
Tu en as marre de manger des pâtes?
Tu ne sais pas quoi faire de ton reste de petits pois qui commencent à changer de couleur?
Tu n'as pas assez de tomates pour en faire une salade?
Pas assez d'oeufs pour faire un gâteau?
Pas assez de fromage râpé pour faire glisser tes dernières coquillettes?
Un fond de lait qui commence à tourner?
Une pâte brisée toute faite qui date d'avant guerre?

Marionette a la solution :
Tu mets le four sur 200.
Tu étales ta pâte brisée dans un moule à tarte, et tu la piques hargneusement avec une fourchette, comme si c'était ta pire ennemie. Ca soulage et le geste est meilleur. Tu mets au four, en vérifiant que rien n'empêchera la chaleur d'arriver directement sur les fâââces de ton moule.
Tu fais chauffer une poêle.
Plus ou moins trois oeufs dans un saladier, un peu de lait, du fromage râpé.
Tu mets les lardons (gris, mais fais comme s'ils étaient rose) dans la poêle, tu secoues, tu mélanges les oeufs le lait et le fromage, tu sors les lardons dans une assiète.
Tu coupes deux tomates à l'arrache au dessus de ton saladier. Sans mettre les pépins et le jus, autant que possible (because à l'arrache, hein).
Tu sors la pâte du four, remue petits pois, oeufs, lait, lardons, tomates, ajoute du sel et des petites herbes (peu importe lesquelles, ce sera toujours meilleur), verses le contenu de ton saladier dans ta pââââte, et HOP, re-au four.

Tu vas lire tes mails, blogguer un chouillat, et quand tu reviens, c'est prêt. Sauf si c'est une odeur bizarre qui t'a extirpé de devant ton ordi, auquel cas c'est crâmé. En gros, ça donne ça... :

IMG_3735

... et c'est supra bon.
... et en plus ça marche avec tout et n'importe quoi, comme les lasagnes.

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09 décembre 2007

Qui croit en Dieu ici ?

1. Je ne suis pas pratiquante, je suis bâptisée et ai fait ma première communion.
2. Ce billet a été inspiré par celui d'Ardalia.

    Odile (que vous devez finir par connaître, à force!) a un papa diacre. Pour ceux qui connaissent pas comment ça marche, ça veut dire qu'il est à peu près comme un prêtre, sauf que lui peut avoir une femme, des enfants, tout ça. En bref il a la place de choix, de mon point de vue.
    C'est un homme sage qui, avec sa femme bien sur, a élevé ses 6 marmots dans la foi chrétienne la plus totale. Pas un ne manque la messe dominicale. Enfin si, Odile, un peu, mais faut pas le dire. Tous ont une foi en béton, et considèrent leur engagement dans l'Eglise comme une priorité dans la vie. Ayant toutefois un respect le plus total pour les non pratiquants ou pratiquants d'autres religions, ils attachent beaucoup d'importance aux messages d'amour et de fraternité envoyés par le Seigneur.
    J'ai beaucoup papoté religion avec Odile. Et quand je lui disais que j'étais croyante intermittente, elle m'a répondu que j'avais une foi sans doute plus grande que la sienne. Inutile de vous dire que j'étais un chouillat interloquée.
Vous vous demandez : Mais pourquoi?! Hein quand même?! aha, nous y voilà.

 

    La foi, selon moi et contrairement à ce que certains curés et fervents pratiquants s'obstinent encore à dire, c'est pas filer plein de thunes à la quête ou au clodo du coin de la rue, c'est pas faire des courbettes devant notre pire ennemi(e), c'est pas se retenir de faire l'amour à son mec jusqu'au mariage (ou même après parfois), et c'est pas non plus se bloquer une heure tous les dimanches. Ca peut le faire aussi, tout dépend de ce à quoi on aspire et de ce à quoi on croit ou non. Mais l'essentiel n'est pas là. Tout ça ne sont qu'interprétations données, d'années en années, par les curés et les fidèles.
    En fait, pour Odile (et pour moi), le message envoyé par le Seigneur, c'est : aime ton prochain, et pardonne-lui (comme je t'ai pardonné tes péchés). Voilà, ça, c'est la FOI.

    Pas besoin, pour ça, de croire qu'une sorte de gentil génie nous regarde de derrière les nuages. Pas non plus besoin de croire que le jour du jugement dernier on obtiendra la rédemption et/ou la vie éternelle. Pas non plus besoin de croire en tout ce qui est écrit dans les évangiles et dans la Bible. Et pas besoin d'être bâptisé. De toutes façons, Dieu il nous aime tous. Aussi meurtrier qu'on puisse l'être, aussi méchants, alors le bâptême, tu vois... Il a son importance symbolique pour les parents, bien sur, et je pense que je bâptiserai mes enfants, mais c'est pas parce que t'es pas bâptisé que tu comptes pas à ses yeux.

    Quoiqu'il en soit, la foi est quelque chose qui va au-delà des relations humaines simples du "c'est ma pote" "c'est mon chéri" "je le déteste". Il y a des choses que l'on reconnaît être du ressort d'un ordre plus grand, plus spirituel que notre monde humain vil et caca. Il y a des choses qui, selon moi, ne sont pas dûes au hasard ou à la chance. Des choses pour lesquelles, je me dis que putain, c'est fou ça quand même... et dans ces moments-là, je me dis "je sais pas en crois je crois mais j'y crois, y'a un truc qui m'dépasse".

    Mais 'voyez, faut pas envoyer chier la foi, bien que parfois ça rende les gens un peu ridicules, car pour certains, c'est salvateur. Les parents de mon amie Anne-Sophie, s'ils avaient pas eu la foi, ben je sais pas où ils seraient maintenant. Et ma cousine aussi, qui a perdu son mari et qui a trois petiotes sur les bras et un ex-beau-père odieux. Et quand le bonhomme est mort, 30 potes, dans l'heure qui a suivi les coups de fil, se sont pointés dans une église, tous ensemble, pour prier. 30. Et le jour de l'enterrement on était plus de 500. Pratiquants ou pas, croyants ou pas, tout le monde a chanté et pleuré ensemble.

    Voilà, moi je crois que tous ceux qui sont allés dans une église autrement que par devoir, ont la foi, d'une façon ou d'une autre.
    Voilà pourquoi je crois rarement quelqu'un qui se dit "athé". Parce qu'il a beau avoir la certitude de ne pas croire en Dieu, la plupart du temps il croit en l'amour. Et pour ça il a "Dieu" dans sa poche.

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08 décembre 2007

La fraternité, tout de maïme...

Comme de chacun sait, les soucis de famille, ça brise les gens
Ca coupe les jambes, comme on dit
Parfois les liens, et même parfois la famille entière
Mais parfois, ça recadre.
Comme pour la mort de ma grand-mère : on s'ouvre les bras et on s'offre l'épaule pour pleurer "Allez, va, on va se serrer les coudes, t'en fais pas ma chérie je suis là, tout le monde est là pour tout le monde".
Bon en l'occurence ça n'a pas marché très longtemps donc c'est un mauvais exemple.
Mais depuis le divorce des parents, nous, les soeurettes, on a tout lâché
Tout abandonné de nos relations tendues
Pour revenir à l'essentiel : on a le même sang, on est des jumelles de la vie quoi, merde
Et il n'existe plus rien, maintenant, de nos jalousies
De nos querelles plus ou moins justifiées
On a tiré un trait indélébile
Tourné une page
On fait blocus au malheur, héhé le con!
Ok, les parents.
Mais nous, on tient bon. Hein les filles?!
Ouais nous en s'en tape maintenant, de ce qui peut arriver
On sait qu'on est 4 en 1. Pas même 4 en 2.
L'aînée qui fait sa crise d'ado à 22 ans parce qu'elle ne se l'était pas permis avant : trois soeurs à s'occuper parce que maman est pas souvent là, et une amie qui va très mal, faut être costaud, s'agit pas de faire petite mine.
La n°2, moi, qui ai grandi correctement, ma crise au bon moment, avec un Victor toujours là, dans l'histoire j'ai eu du pot!
La n°3 qui faisait des insomnies et se posait des questions existentielles à 12 ans, qui a commencé à grossir rien que pour faire chier maman, mais qui va mieux. On lui a dit, nous, que c'était son corps, fallait pas jouer avec ça. Avec les mots si tu veux, mais le reste sert à rien, alors prends soin de toi ma pucinette. Depuis elle crie beaucoup, c'est bien elle reprend ma place sonore, restée vacante depuis presque trois ans.
Et la n°4 qui était un peu la ptite, la gamine, celle qui reste dans son coin, qui dit pas grand chose, dont on est obligé de tirer les vers du nez pour qu'elle lâche ces putains de sanglots, et qui maintenant éclot d'une beauté divine.


Ouais, nous on se serre grave les coudes.
Et je l'aurais jamais cru.
J'en suis toute remuée, quand j'y pense...
Elles me manquent, les bougresses!

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07 décembre 2007

Les pommes

Ce soir
Comme à chaque fois que je fume une cigarette à ma fenêtre, je me suis beaucoup détendue.
Le corps était vertical, sans tension aucune
Je regardais passer mes pensées
Qui fuyaient toutes aussi vite qu'elles apparaissaient
Puis le noir
Je me suis sentie m'abandonner
Mon buste s'est plié vers le sol
Par peur de basculer je me suis appuyée contre le volet
Ma tête est allée se poser sur le rebord
Mon corps a glissé vers le sol, lentement
Mes forces m'abandonnaient complètement
J'ai lâché ma cigarette
Je ne sentais plus mes membres
Juste une vibration dans mes cuisses
Et l'impression de sentir mes oreilles saigner
J'ai cru ne pas pouvoir me relever
J'étais bien dans mon malaise
Tout vibrait, en silence

Posté par gastonette à 00:28 - Bafouilles débiles - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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